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Wednesday, January 23, 2013
VISITE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AU CONTINGENT NIGERIEN POUR LA MISMA A OUALLAM : LE CHEF SUPREME DES ARMEES REITERE SA PLEINE CONFIANCE ET LE FERME SOUTIEN DU PEUPLE NIGERIEN A NOS VAILLANTS SOLDATS
Les 500 hommes du bataillon nigérien qui seront déployés au Mali dans le cadre de la MISMA ont reçu, hier, la visite du Président de la République, Chef suprême des armées, SEM. Issoufou Mahamadou. Le Chef de l'Etat est allé réaffirmer le soutien et la bénédiction de l'ensemble du peuple nigérien, l'estime et la confiance du Chef suprême des armées, ainsi que la confiance de la hiérarchie militaire à ces vaillants soldats. Le Chef de l'Etat était accompagné lors de cette visite, du ministre d'Etat en charge de l'Intérieur et de la Sécurité, celui de la Défense nationale, le Chef d'Etat major général des armées, et les ambassadeurs des pays du champ et ceux des pays soutenant l'intervention internationale au Mali. read more
Thursday, January 17, 2013
Crise malienne
La France pyromane-pompier
Par Maaroupi Elhadji Sani
On celebre un peu partout en Afrique et notamment a Bamako la France pour son intervention rapide en salutaire. Ici et la, on soutient et encourage Paris pour sa reaction qui a permis d’eviter le pire, c’est-a-dire, la chute de Bamako. Mais, on oublie tres vite l’enorme responsabilite des pays occidentaux et surtout de la France dans les evenements qui secouent actuellement le Mali et toute la sous-region.
Qu’on le veille ou pas, cette crise n’est que le prolongement logique de la guerre en Libye. Les diplomates africains et onusien n’avaient sans cesse arrete d’attirer l'attention des pays occidentaux sur le danger que representait la chute du regime libyen. Non pas parce que beaucoup avaient de la symphatie pour le guide libyen, mais parce qu’ils redoutaient la proliferation des armes dans la region et le développement du terrorisme dans un sahel déjà fragile.
Mais non seulement la France et ses allies avaient mis en deroute l’armee libyenne laissant sciemment pille tout son armement, mais elle avait aussi arme les brigades via le Qatar et meme largue des armes sophestiques aux rebelles dont une partie est aujourd’hui aux mains des rebelles maliens. L’OTAN avait aussi laisse filer vers le Mali les touaregs avec un important arsenal, moyannant certainement leur depart de la Libye pour accelerer la chute de Kaddafi.
"Le ministre malien des Affaires étrangères, Soumeylou Boubeye Maiga, venait quasiment tous les mois à Paris pour discuter avec le quai d'Orsay, l'Elysée et la DGSE et leur dire: +Maintenant que vous êtes intervenus et que vous avez créé ce chaos, que faites vous pour nous aider nous, les pays de la zone ? Votre intervention a fait en sorte que des combattants et des armes se diffusent dans tout le Sahel. Vous savez très bien que l'on a pas les moyens militaires et financiers de lutter contre ces gens là...+", expliquait a l’AFP M. Eric Dénécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) et co-auteur en mai 2001 d'un rapport sur la rébellion en Libye intitulé "Libye, un avenir incertain".
Aujourd’hui, les pays de la sous-region et notamment du sahel risque de payer un lourd tribut a cette guerre dont la France est, malgre les apparences de « liberateur»,le premier responsable. Ce qui se passe aujoud’hui en Algerie, notamment la prise d’otage, ne presage rien de bon pour une region déjà en difficulte. Et quelqu'en soit l'issue de cette intervention, le Mali ne sera plus comme avant. Le sahel malheureusement aussi ne sera plus comme avant.
Que Dieu sauve le Niger.
Monday, January 14, 2013
Niger/Mali/Guerre
Mahamadou Issoufou sur RFI: «Le Niger assumera ses responsabilités pour libérer le nord du Mali et débarrasser le Sahel de ces criminels»
Au Mali, les combats se poursuivent ce lundi 14 janvier 2013. Plusieurs pays africains sont désormais sur le point de s’engager aux côtés de la France. Ils étaient dimanche à Bamako pour planifier la reconquête du nord du Mali. Le Nigeria doit prendre le commandement des opérations d’une force qui réunira le Niger, le Burkina Faso, le Sénégal, le Bénin et le Togo. Le Niger va envoyer au moins 500 soldats sur place, comme la confirmé ce lundi le président Mahamadou Issoufou, invité de RFI.
RFI : Le Niger a annoncé officiellement, samedi, l’envoi d’un bataillon de 500 soldats au Mali. Savez-vous quand ces hommes seront déployés ? Mahamadou Issoufou : Je ne pense pas que ce soit nécessaire de donner cette précision, mais je peux vous confirmer qu’effectivement, le Niger va assumer ses responsabilités, va honorer les engagements qu’il a pris dans le cadre de la Cédéao [Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest, ndlr]. Vous savez que le territoire et le peuple malien sont victimes d’une agression, menée par une coalition de terroristes et de narcotrafiquants, qui s’affublent d’un manteau religieux, mais qui n’ont rien de musulman. Donc, le Niger assumera ses responsabilités pour libérer le nord du Mali et débarrasser le Sahel de ces criminels. read more
Saturday, January 12, 2013
Le Niger s'engage à envoyer 500 soldats au Mali
samedi 12 janvier
PARIS, 12 janvier (Reuters) - Le Niger
enverra 500 soldats au Mali dans le cadre de la force prévue par la Communauté
économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a déclaré samedi le ministre
nigérien des Affaires étrangères, Mohamed Bazoum.
"Nous envoyons un bataillon, environ 500 hommes", a-t-il dit à Reuters par
téléphone au lendemain du début de l'intervention française contre les
islamistes au Mali, sans préciser le calendrier de ce déploiement.
Répartition des investissements de l’État par région
Répartition des investissements de l’État par région, d'apres le Dr Souley Adji de l'Universite de Niamey qui cite le Ministre d'Etat Ministre du Plan, de l'Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire M. Amadou Boubacar Cissé lors d'une intervention devant la Commission des Finances du parlement:
Agadez 8,155 milliards,
Diffa 21 millions
Dosso 15,315 milliards
Maradi 21 milliards
Niamey 64 milliards
Tahoua 26 milliards
Tillabéry 52 milliard
Zinder 336 millions
Le Dr Souley Adji n'a toutefois donne aucune precisions sur cette repartition. MES
Friday, January 11, 2013
Ecowas authorises troop deployment in Mali
Alassane Ouattara (Picture: AFP)
The chairperson of west African bloc Ecowas on Friday authorised the immediate deployment of troops to Mali, a statement said amid an offensive against Islamists who control the country's desert north.
"The chairman, after consultations with his peers and conforming to [UN] Security Council Resolution 2 085, is deciding to authorise the immediate sending of troops on the ground... to help the Malian army defend its territorial integrity," said the statement signed by Ivory Coast President Alassane Ouattara, the current Ecowas chairperson.
The statement came after Mali's army said troops from Nigeria, Senegal and France were deployed in support of government forces in their offensive against Islamists in the country's centre.
Mali on Friday declared a state of emergency and unleashed the offensive against the Islamists amid growing fears of the country becoming an Afghanistan-style haven for extremists within easy reach of western Europe.
The UN Security Council has given its blessing for a 3 000-strong African force to be sent to Mali but it was not expected to be ready to deploy before September at the earliest.
In its statement, the 15-nation Economic Community of West African States expressed its "deep concern following the deterioration of the situation in Mali".
It added that it was especially concerned "over the current attempt by terrorist occupation forces to take the city of Kona and advance toward the south on positions held by the Malian armed forces."
The statement did not give further details on troop deployments. An army spokesman in Nigeria, which has the largest military in the bloc, said he had no information on the situation.
Nigeria, where Ecowas headquarters is located, had earlier pledged 600 troops for the force.
France has led calls for an international response but had until on Friday insisted that its involvement would be limited to providing logistical support for the force being prepared by Ecowas.
The situation has evolved rapidly in recent days.
The Islamists captured Kona earlier this week and moved about 1 200 fighters to within 20km of Mopti, a strategically important town on the frontier between rebel-held and government-held territories.
There have been concerns in west Africa over the risks posed by the Islamists and criminal gangs operating in northern Mali.
Those concerns include speculation over whether northern Mali groups and Islamist extremist group Boko Haram in Nigeria have begun to cooperate more closely.
US General Carter Ham, head of US Africa Command, has said he was concerned about indications of growing links between African extremist groups that could pose a threat across the continent as well as to Europe and the United States.
"We have seen clear indications of collaboration amongst the organisations," he said recently.
"In one instance... we believe and have seen reports that Boko Haram is receiving financial support, probably training, probably some explosives, from al-Qaeda in Islamic Maghreb, and in a relationship that goes both ways."
There has long been intense scrutiny over whether Boko Haram is forming operational ties with other extremist groups.
Diplomats have previously pointed to evidence of Boko Haram members seeking training in northern Mali, but not operational links.
Thursday, January 10, 2013
Le Premier ministre turc développe
l'influence d'Ankara en Afrique
Niger, Gabon, Sénégal : le Premier ministre turc effectue depuis le lundi 7 janvier 2013 une tournée africaine de cinq jours. Accompagné d'une délégation de près de 200 hommes d'affaires, Recep Tayyip Erdogan entend consolider les relations avec l'Afrique pour une « coopération durable » avec un continent jusque-là peu connu de la Turquie.
De notre correspondant en Turquie
L’Afrique est désormais pour la Turquie la « zone prioritaire de coopération stratégique du XXIe siècle », a annoncé le Premier ministre turc lors d’un forum économique organisé à Niamey. Au deuxième jour de cette tournée africaine historique, la plus longue et la première du genre pour un chef de gouvernement turc, Recep Tayyip Erdogan a reçu des mains du président Mohamed Youssoufou la médaille du mérite national, récompensant selon le chef de l’Etat nigérien le « rôle de pays modèle dans le monde musulman » et symbolisant la « modernisation de l’islam ».
Une distinction qui sonne agréablement aux oreilles du dirigeant turc dont le Parti de la justice et du développement, l’AKP, arrivé au pouvoir il y a dix ans, a initié cette nouvelle diplomatie. C’est sous son impulsion que le gouvernement avait décrété 2005 « Année de l’Afrique » et initié des relations quasi-inexistantes jusqu'à présent avec les pays de l’Afrique sub-saharienne ; alors même que des liens plus étroits existaient avec les pays d’Afrique du Nord, pour la plupart anciennes provinces de l’empire Ottoman. En 2008, L’Union africaine avait fait d’Ankara un « partenaire stratégique », et la Turquie avait organisé le premier sommet de la Coopération Turquie-Afrique, auquel avaient participé 53 pays.
Nouveaux marchés
« A l’inverse de certains, a dit M. Erdogan à Niamey, désignant les anciennes puissances coloniales, nous ne venons pas lorgner sur votre pétrole, votre or ou vos diamants, mais tisser une fraternité et une amitié fondées sur le respect et le développement mutuel ». Dotée depuis longtemps d’une forte croissance, la Turquie vient évidemment chercher là de nouveaux marchés à l’exportation pour ses produits manufacturés et son savoir-faire en matière de construction - un des points forts de l’économie turque – ainsi que de nouvelles sources d’approvisionnement, notamment en matières premières.
En 2002, le volume des échanges de la Turquie avec les pays africains représentait à peine deux milliards de dollars, volume dépassant dix-sept milliards en 2012. Vecteur de ces nouvelles relations économiques, la compagnie aérienne nationale Turkish Airlines dessert désormais une trentaine de destinations dans une vingtaine de pays africains, et vient par exemple d’ouvrir une liaison directe avec Nouakchott, en Mauritanie. La Turquie a adhéré à la Banque africaine de développement, à la communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest et à l’Afreximbank, et multiplie les sommets ou visites d’affaires dans la région.
Influence
« Notre objectif est de porter le montant de nos échanges économiques à 50 milliards de dollars en 2015 », a annoncé le Premier ministre, accompagné du vice-Premier ministre Bekir Bozdağ, du ministre de l’Economie Zafer Çağlayan, des vice-présidents de l’AKP Numan Kurtulmus et Ömer Çelik, de plusieurs députés et de nombreux hommes d’affaires. Des accords de coopération économique, commerciale et technique, de fourniture d’eau potable et de traitement des eaux usées, d’irrigation, de reforestation et de suppression des visas ont été signés avec le gouvernement nigérien. L’agence turque de coopération et de développement TIKA possède huit bureaux en Afrique et s’apprête à en ouvrir un nouveau prochainement au Niger. Elle a déjà réalisé des projets dans plus de 30 pays africains.
L’influence et la présence turques en Afrique s’illustrent par l'augmentation du nombre d’ambassades et de consulats: il est passé, au cours des trois dernières années, de 12 à 32 ; il y en aura deux de plus à la fin de l’année. La confrérie islamiste du prédicateur turc Fethullah Gülen gère un réseau d’écoles dispensant un enseignement en turc à une quinzaine de milliers d’étudiants africains dans une dizaine de pays. Celle-ci a servi à ouvrir les portes du continent aux industriels turcs et aidé, au nom de la solidarité islamique à la reconnaissance internationale d'Ankara. Qui avait compris très tôt qu’en se faisant des pays africains des amis, il augmenterait ses chances d’élection au Conseil de sécurité des Nations unies de l’ONU, ce qui fut le cas en 2009-2010. La Turquie est en outre très active dans le domaine du maintien de la paix, et dans le domaine de l’aide humanitaire, notamment au Darfour et en Somalie où elle a été le premier pays à rouvrir une ambassade l’an dernier.
Quant à la présence africaine en Turquie, elle reste encore assez symbolique mais les représentations diplomatiques africaines se sont multipliées ces dernières années, et le gouvernement turc accueille plus d’un millier d’étudiants boursiers dans des domaines variés